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Vivre et Comprendre

“Il est de la responsabilité de tous de veiller à ce que les nouveaux moyens de diffusion de l'information se traduisent par un enrichissement, et non un appauvrissement du patrimoine culturel mondial.” Pierre Joliot

Un nouveau matériau inspiré par la crevette

Le Shrilk est un matériau exceptionnel : solide, léger, économique et entièrement biodégradable, il pourrait un jour remplacer le plastique synthétique.

En 2011, des chercheurs du Wyss Institute de l’université d’Harvard inventent un substitut aux plastiques à base de déchets de crevettes : le Shrilk, contraction de « shrimp » (crevette) et de « silk » (soie). Depuis, l’équipe menée par Javier G. Fernandez a développé une nouvelle façon de fabriquer ce bioplastique, le rendant plus facile et moins cher à produire.

Le Shrilk est composé d’une protéine de soie créée par des araignées et de chitosane, qui est une forme de chitine que l’on trouve dans la cuticule (le squelette externe) des crustacés et des insectes. C’est la deuxième matière organique la plus abondante sur Terre, après la cellulose. Le Shrilk présente les mêmes propriétés : résistance, souplesse et finesse. Il possèderait la même force qu’un alliage d’aluminium en étant deux fois plus léger.

Le nouveau procédé de fabrication mis au point par le Wyss Institute est une sacrée révolution. D’une part, il est simple et peu coûteux. D’autre part, il préserve les propriétés mécaniques de la chitosane. Il permet d’obtenir un matériau transparent et très solide grâce auquel on peut confectionner des objets complexes. C’est une première ! Cela signifie qu’il deviendra possible de produire à grande échelle et à faible coût des objets du quotidien en Shrilk : des sacs-poubelle, des bouteilles de soda, mais aussi des jouets ou des appareils électroniques… Les bioplastiques actuels, eux, ne peuvent être utilisés que dans les emballages alimentaires.

Grâce à cette avancée, le Shrilk représente donc enfin une alternative écologique viable aux plastiques synthétiques. Sa production est beaucoup moins polluante et permet de valoriser les déchets, abondants, issus de la production industrielle de la crevette. Mais surtout, le Shrilk est entièrement biodégradable. Une fois jeté, il se décompose en quelques semaines et produit même des éléments nutritifs utiles à la croissance des plantes.

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