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Vivre et Comprendre

“Il est de la responsabilité de tous de veiller à ce que les nouveaux moyens de diffusion de l'information se traduisent par un enrichissement, et non un appauvrissement du patrimoine culturel mondial.” Pierre Joliot

Fourmies : le Prix international de l’innovation textile Théophile-Legrand, une histoire de fibres

Fourmies : le Prix international de l’innovation textile Théophile-Legrand, une histoire de fibres

Samedi , à l’Écomusée de l’Avesnois de Fourmies, le « Prix de l’innovation textile au service de l’humain » a été remis à Gad Sabbatier. Ce dernier a conçu un nano-textile qui va permettre la régénération d’organes à l’intérieur du corps humain. Un prix désormais (re)connu au niveau mondial.

FOURMIES. C’est une histoire de fibres, passée, présente et future, c’est-à-dire familiale, industrielle et humaine. On connaissait déjà la lauréate du « Prix de l’innovation textile au service de l’industrie », sous le patronage de l’Union des industries textiles (UIT), qui a été remis mercredi à Paris (NDLR : notre édition d’hier) : Ludivine Dumont-Meunier, qui a déposé un brevet pour la création d’encres à base d’hémoglobine bovine pour différents supports textiles. Samedi, à l’Écomusée de l’Avesnois à Fourmies, c’est le « Prix de l’innovation textile au service de l’humain » qui a été remis à Gad Sabbatier, doctorant aux universités canadienne de Québec et de Haute-Alsace à Mulhouse. Ce dernier a conçu un nano-textile qui va permettre la régénération d’organes à l’intérieur du corps humain. Les deux vainqueurs se sont partagés la dotation totale de 16 000 €. Un prix qui a été remis par son fondateur, Christian Cambier. Et, comme l’a rappelé celui-ci, depuis sa création en 2009, le Prix international de l’innovation textile Théophile-Legrand a récompensé des chercheurs ayant inventé des textiles spécifiques (antifeu, autonettoyant, antibactérien…) qui deviennent, au fil du temps, des matériaux. Chercheurs qui, aujourd’hui, occupent des postes de professeurs ou ont ouvert leur start-up, notamment dans le cadre de prototypes dans la santé… où les fibres cellulaires seront bientôt remplacées par les fibres textiles. Théophile Legrand (1799-1877) qui n’est autre que le quadriaïeul de M. Cambier, l’industriel par qui l’expansion économique textile est arrivée à Fourmies au XIXe siècle jusqu’à en faire le premier centre mondial de laine peignée. Un prix désormais reconnu au niveau mondial tant les participants sont issus des quatre coins du globe. La mondialisation donc mais sans oublier Fourmies. « Ce n’est que le début car j’ai beaucoup de projets, ici. Après avoir racheté le château de mon ancêtre, je le rénove et je compte ensuite m’y investir pleinement», a déclaré le fondateur du prix après avoir reçu la médaille de la ville. Le mot de la fin est revenu à un invité de marque, Philippe Taquet, célèbre paléontologue et ancien président de l’Académie des sciences. LIONEL MARÉCHAL

Le textile, c’est l’avenir

Comme l’ont souligné, à Paris, Yves Dubief, le président de l’Union des industries textiles (7 000 entreprises textiles françaises), ou encore, à Fourmies, Patrice Gallant, le président d’honneur de Clubtex (50 entreprises de textiles techniques), si le mot «textile» peut paraître désuet aujourd’hui, c’est un formidable matériau d’avenir. En témoignent les projets des candidats cette année, de la création d’une nouvelle teinture de coton écologique à la création de nano-fibres à base de déchets textiles en passant par un textile médical greffon vasculaire.

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