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Vivre et Comprendre

“Il est de la responsabilité de tous de veiller à ce que les nouveaux moyens de diffusion de l'information se traduisent par un enrichissement, et non un appauvrissement du patrimoine culturel mondial.” Pierre Joliot

Lyon : quand les serveurs informatiques de la fac servent de chaudière

Lyon : quand les serveurs informatiques de la fac servent de chaudière

ÉNERGIE – Alors que Lyon accueille jusqu'à jeudi le sommet mondial climat et territoires, metronews a décidé de mettre en avant la start-up Stimergy. L'entreprise grenobloise propose une "chaudière numérique" qui recycle la chaleur issue des serveurs informatiques pour chauffer l'eau. L'Université Lyon-3 a récemment adopté le concept.

Ils ne le savent peut-être pas. Mais, en travaillant sur leurs ordinateurs, les étudiants de l'Université Jean-Moulin Lyon-3 rendent un fier service à leurs collègues de la salle de sport. Depuis le mois de décembre 2014, l'établissement s'est en effet doté d'une "chaudière numérique", qui recycle l’énergie générée par les serveurs informatiques pour chauffer l’eau des douches.

Un concept novateur imaginé par le Lyonnais Christophe Perron, fondateur de la start-up grenobloise Stimergy. "L'idée m'est venue alors que j'étais responsable d'une salle informatique, confie cet ingénieur âgé de 36 ans. Un jour, il y a eu une panne de climatisation en il faisait 45 °C. C'était une aberration énergétique. Je me suis dit que cette chaleur étouffante pouvait être réutilisée." D'où le projet, simple comme bonjour à première vue, d'inventer cette fameuse "chaudière numérique."

Logements, piscines, sites industriels…

"Les serveurs informatiques sont immergés dans un bain d'huile, détaille Christophe Perron. Cette huile va récupérer la chaleur et la transférer dans les vestiaires du centre sportifs." Aujourd'hui, 65 % de l'eau chaude de la salle de sport de l'université est donc "fabriquée" par cette chaudière d'un nouveau genre.

"Il s’agit là d’un des leviers que nous utilisons pour réduire l'empreinte carbone de l’Université", souligne Jacques Comby, président de Lyon-3. A Grenoble, le même concept est installé depuis deux ans dans un immeuble d'une trentaine de logements. Déja lauréate du concours Energie Intelligente d'EDF, Stimergy pourrait également voir son système adopté par un site industriel, une résidence universitaire et des piscines d'ici fin 2015. La start-up est à ce jour composée de cinq personnes, et cinq autres devraient la rejoindre dans les prochains mois. De quoi, peut-être, attirer l'attention l'attention des collectivités territoriales présentes jusqu'à jeudi à Lyon à l'occasion du Sommet mondial climat et territoires.

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