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Vivre et Comprendre

“Il est de la responsabilité de tous de veiller à ce que les nouveaux moyens de diffusion de l'information se traduisent par un enrichissement, et non un appauvrissement du patrimoine culturel mondial.” Pierre Joliot

Salaires : l’éclaircie arrive enfin pour les diplômés des grandes écoles

Salaires : l’éclaircie arrive enfin pour les diplômés des grandes écoles

L’ARGENT DES FRANÇAIS - En 2015, pour la première fois depuis dix ans, les salaires des jeunes diplômés « ne se dégradent plus », selon la Conférence des grandes écoles.

L’année 2015 restera-t-elle comme un tournant dans l’évolution des salaires des diplômés des grandes écoles ? Il est trop tôt pour le dire. Mais l’inflexion est là, estime la Conférence des grandes écoles. Dans sa dernière enquête sur l’insertion des jeunes diplômés , elle indique que, pour la première fois depuis dix ans, les salaires des jeunes diplômés des grandes écoles n’ont pas baissé cette année. Pour les futurs managers, ils augmentent même, grâce aux primes. « La bonne nouvelle est que les salaires ne se dégradent plus », commente le directeur général d’HEC, Bernard Ramanantsoa.

La crise financière a tout changé, tout bouleversé. Salaires et pouvoir d’achat, modes de consommation, impôts, épargne, nouvelles fortunes, évasion fiscale, rapport à l’argent : « Les Echos » détaillent dans un dossier spécial les conséquences d’une rupture historique.

Depuis 2005, les rémunérations de début de carrière des jeunes diplômés des grandes écoles, exprimées en euros constants, baissaient. Entre 2005 et 2015, les salaires moyens hors primes des managers ont ainsi diminué de 7 %, et ceux des ingénieurs de 2 %. En incluant les primes, les rémunérations se situent actuellement entre 31.000 et 32.000 euros, avec une hausse à environ 33.000 euros pour les managers en 2015.

Prime à l’étranger

Sur les dix dernières années, la baisse se fait sentir dès 2008. L’impact de la crise se confirme en 2009. A l’époque, la Conférence des grandes écoles évoque une simple « détérioration ». L’année suivante, elle parle d’un « retournement de tendance préoccupant » et d’« une dégradation des niveaux et des conditions de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés ». En 2015, ce sont les secteurs de la banque-assurance (41.408 euros brut en moyenne) et de l’énergie (40.197 euros) qui offrent les meilleurs salaires, pour les hommes comme pour les femmes. Alors que le secteur de l’industrie agroalimentaire reste traditionnellement moins rémunérateur.

L’écart entre les montants moyens des salaires des diplômés des écoles de management et ceux des ingénieurs existe toujours. Mais il s’est réduit. Il était de 7 % en faveur des écoles de management en 2005, contre un peu moins de 4 % en 2015. Sans compter que les salaires des ingénieurs sont plus élevés que ceux des managers lorsqu’ils partent s’installer à l’étranger . L’autre écart, la différence de salaires entre hommes et femmes, s’établit toujours, comme en 2005, de 2.000 à 3.000 euros au détriment des femmes. « Cet écart reste un vrai sujet », regrette Bernard Ramanantsoa.

Sur dix ans, le patron d’HEC se réjouit, en revanche, du taux net d’emploi. Plus de huit jeunes sur dix ont un emploi moins de six mois après l’obtention de leur diplôme. La preuve, selon lui, que « le système des grandes écoles continue à bien marcher et que le bilan reste très bon. »


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