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Vivre et Comprendre

“Il est de la responsabilité de tous de veiller à ce que les nouveaux moyens de diffusion de l'information se traduisent par un enrichissement, et non un appauvrissement du patrimoine culturel mondial.” Pierre Joliot

Des sociétés cherchent de l’or et des métaux stratégiques en France

Des sociétés cherchent de l’or et des métaux stratégiques en France

Le sous-sol français est sondé pour la première fois depuis des décennies.
L’ouverture d’une mine reste un pari risqué.

Il aura fallu attendre trois ans. Trois ans pour avoir le droit de sonder les sous-sols de la Creuse à la recherche d’un filon d’or . La préfecture vient de donner son accord : dans les semaines qui viennent, la société Cominor, filiale de La Mancha, sera la ­première depuis des décennies à creuser à plusieurs centaines de mètres en France métropole. Cette campagne de sondages devrait ramener 7.000 mètres d’échantillons. Mais il faudra encore deux ans pour dire s’il y aura ou non une mine sur le site de Villeranges, et ­plusieurs années de plus avant son éventuelle construction.

« Des éléments laissent penser que ce gisement peut être rentable », avance Sébastien de Montessus, le PDG de La Mancha. A la fin des années 1980, Total Compagnie Minière avait prospecté la zone, la société avait alors estimé les réserves à plusieurs tonnes. Mais autres temps, autres mœurs, le dirigeant se dit « très prudent » tant que les nouvelles études ne sont pas réalisées. « Nous prenons la Creuse comme test, ce projet est un très bon laboratoire sur le plan environnemental, réglementaire et sociétal. »

L’or est un des derniers métaux à avoir été exploités dans l’Hexagone. La dernière mine d’or de métropole, Salsigne, une des plus grandes d’Europe, a fermé ses portes en 2004. Aujourd’hui, seuls le sel et la bauxite sortent de terre. Mais après trente ans d’inertie, le ministère de l’Economie a accordé six permis d’exploration en deux ans, et une dizaine de demandes sont à l’étude. La réforme du Code minier est en cours et le gouvernement a lancé une réflexion sur la mine respon­sable. « Il y a une richesse sous le ­territoire français, et compte tenu des enjeux économiques qui sont les nôtres, nous ferions une erreur ­profonde en ne l’exploitant pas », a récemment indiqué Emmanuel Macron aux « Echos » .

Enjeu industriel

L’autre chercheur en métropole, Variscan Mines, s’intéresse également à l’or, mais surtout aux métaux stratégiques. « Ceux qui présentent un enjeu industriel important pour la France », énonce son directeur général, Michel Bonnemaison. La société possède quatre permis qui permettront de sonder des zones en Pays de la Loire et en Bretagne, moyennant au moins 40 millions d’euros. Et elle a fait quatre autres demandes. Son objectif : repérer du tungstène, du titane, de l’étain, du tantale, du niobium ou encore du béryllium… autant de métaux ou minerais utilisés dans le spatial, l’aéronautique ou l’armement.

Enjeu industriel

L’autre chercheur en métropole, Variscan Mines, s’intéresse également à l’or, mais surtout aux métaux stratégiques. « Ceux qui présentent un enjeu industriel important pour la France », énonce son directeur général, Michel Bonnemaison. La société possède quatre permis qui permettront de sonder des zones en Pays de la Loire et en Bretagne, moyennant au moins 40 millions d’euros. Et elle a fait quatre autres demandes. Son objectif : repérer du tungstène, du titane, de l’étain, du tantale, du niobium ou encore du béryllium… autant de métaux ou minerais utilisés dans le spatial, l’aéronautique ou l’armement.

La société orléanaise aux capitaux australiens s’intéresse aussi au cuivre, au plomb et au zinc, des métaux de base, mais auprès desquels se trouvent des métaux ­critiques tels le germanium et l’indium, explique Michel Bonnemaison. « Avec huit permis, nous sommes certains d’avoir au moins un succès, soutient le DG, rappelant qu’au niveau mondial, le taux de réussite, c’est-à-dire d’ouverture d’une mine, est inférieur à 1 %.

« La rentabilité reste un pari », confirme Jean-Claude Guillaneau, directeur des géoressources au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM ), dont les équipes sont en train de réévaluer les cibles minières potentielles du pays.

Le tungstène se profile en vedette, notamment à Fumade, dans le Tarn, ou Salau, dans l’Ariège . Songez, ­souligne Jean-Claude Guillaneau, qu’on « pourrait aller de la mine à l’Airbus ».

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