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Vivre et Comprendre

“Il est de la responsabilité de tous de veiller à ce que les nouveaux moyens de diffusion de l'information se traduisent par un enrichissement, et non un appauvrissement du patrimoine culturel mondial.” Pierre Joliot

Jean-Claude Maillard, le PDG de Figeac Aéro, reçoit le Prix de l’audace créatrice à l’Élysée

Jean-Claude Maillard, le PDG de Figeac Aéro, reçoit le Prix de l’audace créatrice à l’Élysée

Le patron du sous-traitant aéronautique a vu sa réussite fulgurante récompensée par le chef de l’Etat, en présence de plus de 300 chefs d’entreprises et des ministres Emmanuel Macron et Axelle Lemaire.

Costume bleu, silhouette sportive d’ancien rugbyman et voix chantante du Sud-Ouest, c’est un entrepreneur «bien dans ses bottes» qui s’est vu remettre mardi à l’Élysée le Prix de l’audace créatrice des mains de François Hollande. Jusqu’à renoncer à son discours pour s’adresser très directement à l’assemblée de plus de 300 patrons et même à interpeller le chef de l’État sur la question du financement des entreprises…

À 58 ans, Jean-Claude Maillard, le patron-fondateur du sous-traitant aéronautique Figeac Aéro, dans le Lot, a l’humilité et la tranquille assurance de l’homme qui a réussi. Progression spectaculaire du chiffre d’affaires (204 millions), du résultat d’exploitation (31 millions) et des effectifs (1800 salariés): pour François Hollande, Figeac Aéro est «une entreprise exceptionnelle». Il l’avait déjà visitée en avril en lançant le plan «Industrie du futur». Une firme qui crée, innove et est la preuve qu’«il n’y a pas de contradiction entre robotisation et création d’emplois». Ses performances ont aussi séduit les membres du jury du trophée créé en 1996 par Marc Ladreit de Lacharrière et dont Le Figaroest partenaire. «Aero Figeac est le pur produit de la France qui gagne et un pied de nez à ceux qui se positionnent dans le défaitisme», s’est enflammé le président-fondateur de Fimalac, dont le chef de l’État, escorté d’Emmanuel Macron et d’Axelle Lemaire (Économie numérique), a aussi pointé la propre réussite. Fervent hymne à l’entreprise, donc…

Sa «start-up», Jean-Claude Maillard l’a fondée en 1989, à 32 ans, avec 120.000 francs en poche. Cotée sur Alternext en 2013 (12 %), elle vaut aujourd’hui 500 millions d’euros. Et cet ingénieur, fils d’agriculteurs qui débuta chez Ratier Figeac, voit loin. Réalisant déjà 35 % des ventes à l’export, il a racheté l’an dernier une entreprise aux États-Unis, «le plus grand marché du monde». Le rêve américain, pour l’enfant de Figeac qui vise dès lors le demi-milliard en 2018.

Les nominations du jour

Xavier Royaux (McDonald’s)
Arrivé en 2010 comme vice-président chargé du marketing, de la marque et du produit, cet ancien de Saatchi & Saatchi qui fut aussi DG de BETC-Euro RSCG est promu directeur marketing et intègre le comex France. Il supervisera aussi le département études et stratégies consommateurs. Delphine Smagghe, vice-présidente communication et développement durable, coiffera de son côté le département achats, qualité, logistique.

John Krafcik (Google)
Ce vétéran de l’automobile rejoint le projet de voiture autonome du géant Internet américain comme directeur général. Ancien de Ford, il a passé dix ans chez Hyundai Motor America, dont cinq ans comme DG, jusqu’en 2014. Dernièrement il était président de TrueCar, une plate-forme en ligne spécialisée dans les données sur les prix de ventes des voitures.

Ana Giros Calpe (Suez)
Après avoir réalisé l’essentiel de son parcours chez Alstom Transport, où elle pilotait la division France, cette ingénieur de 41 ans rejoint Suez pour prendre les rênes de la business unit Europe-Amérique latine.

Thomas Devedjian (Eramet)
Directeur des investissements de Yam Invest et DG de Time for Growth depuis 2014, cet énarque et HEC de 44 ans qui œuvra pour Eurazeo et le FSI (où il supervisait le dossier Eramet) intègre le groupe minier comme directeur délégué et membre du comex. Le fils du député Patrick Devedjian en deviendra en janvier le grand argentier et DGA auprès de Patrick Buffet.

Marc Genevois (SAP)
Chez le numéro un mondial des logiciels de gestion depuis 2002, il succéde au Belge Henri Van der Vaeren à la tête de la filiale tricolore. Depuis un an, Marc Genevois dirigeait les opérations France.

Massimo Tononi (Banca Monte dei Paschi di Siena)
C’est cet ancien de Goldman Sachs, passé aussi par les Finances en Italie, qui a été élu mardi par l’AG à la tête de la banque toscane en difficulté. À 51 ans, l’ex-président de Borsa Italiana et actuel président du groupe Prysmian remplacera à Sienne Alessandro Profumo, qui présidait BMPS depuis 2012 et a démissionné cet été.

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