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Vivre et Comprendre

“Il est de la responsabilité de tous de veiller à ce que les nouveaux moyens de diffusion de l'information se traduisent par un enrichissement, et non un appauvrissement du patrimoine culturel mondial.” Pierre Joliot

Toyota annonce la fin du tout-essence

Toyota annonce la fin du tout-essence

A l’horizon 2020, le constructeur japonais pense pouvoir vendre, chaque année, 1,5 million de véhicules hybrides et 30.000 voitures à hydrogène. Trente ans plus tard, il rayera de sa gamme les moteurs à combustion traditionnels.

L’an dernier, 86 % des voitures vendues dans le monde par Toyota étaient propulsées par un moteur à combustion traditionnel, alimenté par de l’essence ou du diesel. En 2050, les motorisations fonctionnant uniquement sur ces carburants auront quasiment disparues des concessionnaires du plus grand constructeur de la planète. Alors que l’allemand Volkswagen, son principal concurrent dans la course au titre de leader mondial, se retrouve englué dans le scandale des tests truqués, le producteur japonais vient de dévoiler un très audacieux plan de réduction des émissions de CO2 qui doit lui permettre de s’imposer pour plusieurs décennies encore comme le constructeur le plus « propre » et « responsable » du marché. « En 2050, les émissions moyennes de CO2 de nos nouveaux véhicules seront réduites de 90 % par rapport à celles de 2010 », a promis le groupe.

Pile à combustible

Au fil de son plan quinquennal « vert », qui sera activé en avril prochain, Toyota se propose d’augmenter graduellement ses ventes annuelles de véhicules « propres ». Le groupe nippon, qui a lancé sa Prius dès 1997, compte écouler chaque année au moins 1,5 million de modèles hybrides, contre 1,27 million actuellement, pour atteindre un volume cumulé de 15 millions d’unités dans le monde à l’horizon 2020. Et il espère être en mesure de vendre à cette date au moins 30.000 véhicules alimentés par une pile à combustible par an, ce qui marquerait une accélération spectaculaire par rapport à l’agenda qu’il avait initialement défini pour cette technologie complexe. N’ayant commercialisé la Mirai, la première berline à hydrogène du marché, qu’en fin d’année dernière, Toyota n’a, pour l’instant, prévu de produire en 2016 que 2.000 exemplaires de ce modèle.

« Objectifs extrêmement ambitieux »

S’il tient ses promesses, le groupe aura réduit les émissions moyennes de CO2 de son parc de 22 % dans cinq ans. « Ce sont des objectifs extrêmement ambitieux pour cette industrie », notaient, jeudi, les analystes d’IHS avant de rappeler que le développement du marché des véhicules à hydrogène restait, notamment, très dépendant de la mise en place d’infrastructures dédiées, telles que les stations de recharge.

Tout en proposant des véhicules plus propres, Toyota promet de travailler à une réduction de l’empreinte carbone de ses usines, en réduisant partout les consommations d’électricité et en poussant l’utilisation d’énergies renouvelables, comme il le fait déjà au Brésil. Sur son site de Tahara, au centre du Japon, des éoliennes vont ainsi venir prochainement alimenter les chaînes d’assemblage. Sur l’ensemble de ses sites de production, les émissions de CO2 devront être nulles à l’horizon 2050.

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