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Vivre et Comprendre

“Il est de la responsabilité de tous de veiller à ce que les nouveaux moyens de diffusion de l'information se traduisent par un enrichissement, et non un appauvrissement du patrimoine culturel mondial.” Pierre Joliot

Protéines et course à pied : que faut-il consommer ?

Protéines et course à pied : que faut-il consommer ?

Cela ne vous a sûrement pas échappé : selon un rapport de la CIRC, consommer trop de viande serait cancérogène. Le fait est qu’il faut faire attention où vous allez chercher vos protéines. C’est notamment vrai quand on pratique le sport et le running. Savez-vous d’ailleurs que certains des plus grands runners de l’histoire étaient végétariens ?

Bannissez les régimes hyperprotéinés

Restez déjà loin de tous les régimes hyperprotéinés. Ce sont les chantres de l’acidification de l’organisme. Ils vous sont ainsi vendus à grand renfort de campagnes promotionnelles prometteuses et mensongères. Leur credo est de se focaliser sur les protéines animales. Un point biologique et génétique : l’organisme humain possède un intestin long de 7 mètres. Il s’apparente donc plus à celui des herbivores que des carnivores.

L’être humain a en fait gardé le même système digestif que lors de la préhistoire où il consommait 85% de végétaux. De ce fait, l’enzyme responsable de la digestion de la viande, l’urase, ne fonctionne pas chez l’Homme. Consommer trop de viande crée donc des détritus putrescents, acides et potentiellement toxiques.

Poissons et œuf pour les protéines animales et l’oméga-3

Les protéines animales ne sont donc pas les meilleures amies de l’homme. Réduisez ainsi votre consommation de viande. Quitte à le faire, autant que ce soit dans une optique sanitaire. Optez plutôt pour le poisson et son apport essentiel à l’organisme d’Oméga-3. Ce dernier est un gras anti-inflammatoire qui participe activement au brûlage des graisses. Le poisson est donc bon pour perdre du poids. Comme toujours privilégiez-le issu d’un élevage biologique comme les œufs, parfait apport en protéines entre autres nutriments.

Devenir végétarien ? Les exemples Carl Lewis et Edwin Moses

Attention à ne pas tomber dans un préjugé très répandu : manger moins de viande, voire devenir végétarien, n’apporte aucunement des carences en protéines. Ces dernières sont également présentes dans les végétaux et on les appelle non sans logique protéines végétales. En moindre quantité certes que dans la viande mais en cela est compensé par l’association légumineuses-féculents. Une assiette composée avec 1/3 de légumineuse comme des lentilles, des pois-chiches ou des haricots rouges et 2/3 de féculent (riz complet, pâtes complètes) vous permet de bénéficier de la chaîne des acides aminés en entier. Sans compter que l’apport en glucide est énorme dans une telle assiette, idéale pour (re)faire le plein d’énergie !

Autre mythe très répandu, du côté des sportifs cette fois-ci : le manque de protéines animales amènent une carence dans le développement du muscle. Sauf que nombre de sportifs professionnels, dont l’alimentation constitue un carburant essentiel et rigoureux pour leurs performances, sont ou étaient végétariens. Carl Lewis, végétarien convaincu et pratiquant aurait-il remporté dix médailles olympiques dont neuf en or si se priver de viande apportait une quelconque carence ? Un constat également valable pour Edwin Moses, lui aussi adepte d’un régime sans viande et l’un des meilleurs coureurs de tous les temps - invaincu pendant 10 ans sur 400 mètres haies avec 122 victoires consécutives entre 1977 et 1987.

Coureurs, n’ayez plus peur de vous priver de la viande lors de vos phases d’entraînement. Vous pouvez évidemment vous faire plaisir de temps en temps mais elle ne doit être la base de votre alimentation.

Erwann Menthéour

Spécialiste en nutrition et en préparation physique

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