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Vivre et Comprendre

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Une étude démontre que la sortie de la Grande-Bretagne renforcerait l'UE

Une étude démontre que la sortie de la Grande-Bretagne renforcerait l'UE

Selon des économistes de Bank of America et Merrill Lynch, les conséquences économiques sur la Grande-Bretagne seraient telles, qu'elle dissuaderait les autres Etats membres de quitter l'Union à l'avenir.

C'est une étude un peu provocatrice. Mais néanmoins intéressante. Selon elle, si la Grande-Bretagne venait à quitter l'Union Européenne, cette dernière en sortirait plus renforcée. Et ce n'est pas n'importe qui le dit. L'étude a été réalisée par une équipe d'économistes de Bank of America et Merrill Lynch sous la houlette du chef économiste de cette dernière à Londres.

Comment l'Europe pourrait sortir renforcée du départ de la deuxième économie de l'union? Tout simplement parce que les conséquences seraient si désastreuses pour la Grande-Bretagne, que cela dissuaderait toute vocation parmi les 27 autres Etats membres de l'Union européenne...

"À notre avis, un Brexit serait dommageable à court terme, mais pas autant qu'une rupture de l'Union monétaire, et sur le long terme ce serait même bénéfique, expliquent les auteurs de l'étude. En effet, une sortie du Royaume-Uni renforcerait la conviction que les pays de la zone euro et le reste de l'UE pourraient s'intégrer davantage et potentiellement fournir une union plus performante." Autrement dit, le Royaume-Uni ferait l'effet d'un épouvantail qui redonnerait foi en l'Union Européenne.

La fuite des établissements bancaires?

Mais quelles seraient ces conséquences si catastrophiques sur l'économie britannique d'un Brexit? "A court-terme ce serait une chute violente pour l'économie britannique, explique-t-on dans la note. Sur le long terme, le Royaume-Uni pourrait faire face. Mais faire face ne veut pas dire que la situation serait meilleure pour elle: sortir serait selon nous un pas en arrière très coûteux." L'étude explique notamment que Londres pourrait voir partir un certain nombre de ses établissements bancaires et financiers, notamment ceux qui exercent une activité dans l'Union en étant basé au Royaume-Uni. Les complexités juridiques (les règles différentes entre adhérents et non-adhérents) auxquelles elles seraient confrontées les inciteraient fortement à rejoindre le continent.

Et plus globalement, selon les auteurs, le pays perdrait une influence considérable en sortant de l'Union Européenne. "La grande taille du marché unique de l'UE implique qu'elle peut négocier et imposer ses vues sur de nombreux types de normes mondiales. [...] L'adhésion du Royaume-Uni lui donne une voix dans la détermination de ces règles qui sont parfois appliquées à travers le monde."

Alors que de nombreux zélateurs du Brexit arguent justement du contraire (la Grande-Bretagne retrouverait de la voix au plan international selon eux), les auteurs de l'étude affirment le pays, bien tout cinquième puissance économique mondiale qu'il est, serait marginalisé sur la scène internationale face aux mastodontes américains, chinois et européens. Bref, en annonçant un référendum avant 2017, David Cameron a peut-être ouvert une boite de Pandore dont il ne mesurait pas les conséquences lorsqu'il faisait campagne pour sa réélection en 2013...

Par Frédéric Bianchi

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