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Vivre et Comprendre

“Il est de la responsabilité de tous de veiller à ce que les nouveaux moyens de diffusion de l'information se traduisent par un enrichissement, et non un appauvrissement du patrimoine culturel mondial.” Pierre Joliot

COP21 : Et pendant ce temps, au Brésil…

COP21 : Et pendant ce temps, au Brésil…

Après la rupture d'un barrage de déchets, des centaines de kilomètres du sud est brésilien ont été dévastés par une coulée de boue toxique. Duarte Junior, maire d’un village ravagé par la catastrophe, veut profiter de la COP 21 pour se faire entendre.

Alors qu’à la COP 21, les négociations avancent laborieusement, certains y voient l’occasion d’alerter sur des catastrophes écologiques majeures en cours en ce moment. C'est le cas du maire de Mariana, dans le Minas Gerais, au Brésil, dévasté après la rupture d'un barrage de déchets de minerais de fer, le 5 novembre. Une coulée de boue gigantesque s'est répandue sur plus de 500 km, a tué 13 personnes et détruit la faune et la flore (dont des forêts tropicales protégées) avant de se déverser dans l'océan. C'est la pire catastrophe écologique au Brésil.

Duarte Junior, le maire de Mariana, sera présent aujourd'hui, au rassemblement des maires organisé par la maire de Paris, Anne Hidalgo, pour prendre des engagements en faveur du climat. "Ici, c'est tout un écosystème : Crustacés. Poissons. Tortues. Qui a été détruit.", explique-t-il. Duarte Junior est un homme grand, qui malgré sa carrure, a du mal à contrôler sa voix quand il évoque les 60 millions de mètres cubes de boue qui ont recouvert une partie de sa région.

"Un sentiment de grande tristesse et de perte... Voilà ce que ressentent les citoyens de Mariana. Avec aussi cette certitude que nous allons relever la tête et réfléchir à améliorer notre présent et notre futur." Mais quel futur, pour cette région du Minas Gerais qui tire 80% de ses revenus de l'industrie minière ?

Nous avons besoin de plus de transparences et de contrôles. Il y a par exemple au Brésil un organe national chargé de surveiller les activités minières... Mais il n'a que quatre contrôleurs pour tout le territoire

"Nous sommes incapables pour l'instant, dit il, de nous passer des mines. Non, aujourd'hui non. Mais nous devons faire un premier pas. Nous avons besoin de plus de transparences et de contrôles. Il y a par exemple au Brésil un organe national chargé de surveiller les activités minières... Mais il n'a que quatre contrôleurs pour tout le territoire ! Alors que nous avons 700 barrages rien qu'au Minas Gerais." A côté de lui, Luis Antonio Correia de Carvalho, conseiller au Ministère de l'Environnement dit vouloir aller plus loin. Hier, le maire de Mariana a lui rencontré une équipe du Nord pas de Calais pour comprendre comment une région peut survivre à la fermeture de ses mines.

Par France Inter, | 04 Décembre 2015 à 06:00

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