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Vivre et Comprendre

“Il est de la responsabilité de tous de veiller à ce que les nouveaux moyens de diffusion de l'information se traduisent par un enrichissement, et non un appauvrissement du patrimoine culturel mondial.” Pierre Joliot

Le "robin des bois du capitalisme" n’était pas si généreux que ça

Le "robin des bois du capitalisme" n’était pas si généreux que ça

L’histoire de Dan Price, patron d’une PME américaine qui avait divisé par 15 son salaire pour augmenter celui de ses employés, a fait le tour du monde. Mais l’initiative n’était pas dénuée d’arrière-pensées…

Vous vous souvenez peut-être de Dan Price. Il y a quelques mois, ce patron d’une PME américaine a fait parler de lui dans le monde entier lorsqu'il a décidé d'augmenter le salaire minimum dans son entreprise à 70.000 dollars par an. Mais selon une enquête menée par Bloomberg, cette décision serait beaucoup moins altruiste qu'il n'y paraît.

Pour rappel, le patron avait, du jour au lendemain, instauré un salaire minimum de 5.500 euros bruts par mois. Et n’avait pas hésité, pour financer cette mesure spectaculaire, à diviser le sien par 15. Invité sur tous les plateaux de télé, Dan Price est devenu en quelques jours une sorte de Robin des bois du capitalisme mondial.

Mais le site économique révèle que quelques semaines avant l'annonce, le frère de Dan Price, propriétaire de 30% de l'entreprise, l'a attaqué en justice, l'accusant justement de s'être accordé de très généreuses augmentations au fil des années.

Du calcul plutôt que de l'altruisme

De fait, précise l'enquête, son salaire d'alors, plus de 1 million de dollars par an, se situait bien au-dessus du salaire moyen des patrons de PME de taille comparable. Ce ne serait donc pas par bonté d'âme que Dan Price aurait décidé de faire preuve d'altruisme, mais bien par calcul.

En se présentant comme le patron le plus généreux du moment il s'est probablement éviter un procès, ou au moins, trouvé des arguments à opposer à la justice. Sans compter que son cadeau ultra-médiatisé lui a permis de décrocher un juteux contrat d'édition: il a vendu les droits de son compte de fée pour la coquette somme de 500.000 euros. Mais cela, Dan Price ne pouvait pas le prévoir.

Par Anthony Morel, édité par Y.D.

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